Plus que d’autres, certains milieux naturels frappent l’imaginaire : la jungle de Bornéo, le désert du Sahara, la banquise de l’Arctique… Leur nom seul est une invitation au voyage et à l’exploration.

La savane africaine en fait partie. Patrie du roi lion, du facétieux macaque, du comique phacochère, de la gracieuse girafe, cette terre où galopent les immenses troupeaux nomades d’herbivores éveille en chacun de nous des sentiments mêlés d’exotisme et de familiarité.

Menacée par la fragmentation, dans un contexte de démographie humaine galopante et d’incapacité du pouvoir politique à organiser le partage des terres et des richesses qu’elles recèlent, la savane mérite, sans conteste, qu’on la mette à l’honneur, que l’on s’en émerveille et que l’on alerte sur sa dégradation.

Le regard singulier de Laurent Baheux nous convie à une succession de rencontres fortuites, parfois drôles, toujours émouvantes. Mettant en avant le regard ou la posture du sujet, il reflète une démarche où l’interprétation prend le pas sur la vision documentaire. Une manière d’éveiller une nouvelle perception des créatures de la savane, « personnes animales » qui mériteraient presque une place dans notre univers personnel, parmi nos instantanés de vie et nos albums de famille.

Faisant écho à ce regard sensible, intime, les textes de Marie Lescroart nous emmènent sur un terrain plus scientifique, sans jamais nier l’émotion. Comme un pont jeté entre l’individu photographié, l’espèce dont il est le représentant et le rôle de cette espèce dans l’écosystème, ils font dialoguer le singulier et le collectif et amènent, naturellement, à toucher du doigt l’interdépendance qui unit toutes les formes de vie, dans la savane comme sur l’ensemble de notre planète.

Ce sentiment d’universalité est encore renforcé par les citations d’intellectuels, penseurs des rapports de l’homme avec la nature, qui invitent à méditer sur l’absolue nécessité d’une plus grande solidarité entre les êtres vivants.

Laurent Baheux

Marie Lescroart

Laurent Baheux a aiguisé son regard de photographe dans le sport et l'actualité avant de se consacrer définitivement à la vie sauvage. Depuis 15 ans, il voyage là où subsistent les derniers espaces préservés, avec un seul leitmotiv : saisir les moments simples du quotidien des animaux, dans leur milieu naturel.

Il privilégie l’usage du noir et blanc, qui permet de focaliser le regard sur l’essentiel de la scène, au lieu de le disperser par les effets d’attirance et de répulsion de certaines couleurs. La beauté graphique des zèbres, des silhouettes de girafes… donnent matière à des compositions travaillées, où se répondent et s’enchevêtrent formes animales et végétales.

 

Devenue journaliste scientifique après des études d’écologie marine, Marie Lescroart contribue régulièrement à des magazines grand public (Terre Sauvage, Ça m’intéresse, Phosphore, Okapi…) et à des publications institutionnelles, notamment pour l’Agence

française pour la biodiversité. Elle a signé plusieurs livres sur la nature et l’écologie,

pour les adultes et la jeunesse.

 

Marie-Pierre Bey

 

Marie-Pierre Bey a été à l’initiative du programme Enfants de la Mer en 2009. Elle en assure la programmation et la coordination depuis sa création. Tour à tour découvreuse de talents, conceptrice d'événements, animatrice ou rédactrice, elle est un acteur local reconnu de l'éducation à l'environnement. Elle est aussi l'auteur de plusieurs expositions et de nombreux livrets pédagogiques.

 

 

Venez découvrir et photographier la nature avec nous